Reportage

Et si on allait boire un verre après le travail?

Entre 50 et 80 à Saint-François et une centaine au CAB. C’est le nombre de personnes qui participent aux afterworks BCV, apéritifs organisés un jeudi de chaque mois. À l’origine de cette initiative se trouve Rebecca de Léon, responsable du secteur Services généraux.
| Par Belen Tartaglia, BCV

À son arrivée à la Banque, elle constate que, sur les grands sites, les collaborateurs et les collaboratrices sont nombreux, mais se connaissent peu hors de leur périmètre habituel d’activité. «J’ai un parcours dans l’hôtellerie et dans des entreprises internationales et j’ai toujours aimé organiser des moments conviviaux». Ni une ni deux, en juin 2023, Rebecca de Léon met sur pied le premier afterwork au restaurant du CAB «parce que même si on veut se retrouver, il n’y a pas de lieu convivial dans les alentours pour aller boire un verre après le travail». Et cela fonctionne. Elle étend alors le concept à Saint-François. «Les premiers événements organisés à La Véranda n’ont pas réuni beaucoup de monde, j’ai failli jeter l’éponge. Puis la formule extra muros a trouvé son public.» En août 2023, elle innove déjà et décline le rendez-vous sous forme de repas, sur la terrasse du CAB. Elle va jusqu’à proposer à Christian Meixenberger, directeur général de la division Services (DISE), de s’occuper du barbecue et d’assurer le service avec ses cheffes et ses chefs de département. «Ils ont accepté et cela a été un vrai succès. Ils ont donc réitéré l’exercice en 2024 et se préparent pour l’édition 2025», se réjouit Rebecca de Léon.

Rebecca de Léon du secteur Services généraux, accompagnée de ses stagiaires, Gianni Aly et Aline Favre, en charge de l’organisation de ces événements.

Ces moments sont une opportunité de se détendre, de tisser des liens informels entre collègues, de se connaître sous un autre jour et pourquoi pas de réseauter en interne. Ils se veulent aussi sans injonction, ni contrainte: pas besoin de s’inscrire, pas d’engagement sur le long terme. On peut décider à la dernière minute de se joindre à l’événement, quel que soit le lieu. Ils sont ouverts à tous les collaborateurs et toutes les collaboratrices de la Banque, qu’ils ou elles travaillent sur place ou pas. Une seule règle: les consommations sont à la charge des participants et des participantes, souvent à des prix négociés avec les prestataires. C’est l’équipe de Rebecca de Léon qui se charge de la logistique et d’organiser l’animation musicale. Elle a, en effet, constitué une liste de collègues, DJ occasionnels, qu’elle peut solliciter pour mixer aux afterworks selon leurs disponibilités. On découvre ainsi parfois que son voisin de bureau a des talents insoupçonnés.

Depuis le mois de mars, l’équipe du Centre de formation s’est associée à cette initiative en fournissant à tous les nouveaux collaborateurs et toutes les nouvelles collaboratrices un bon pour une boisson à consommer dans l’année.

À Prilly, les apéritifs prennent place au restaurant ou sur la terrasse, tandis qu’à Saint-François, ils sortent désormais des murs du Siège, dans une galerie d’art, au marché de Noël ou dans un espace de restauration avoisinant. Ces rendez-vous conviviaux et informels sont rappelés à tous par le biais d’une invitation dans l’agenda Outlook. Libre ensuite à chacun de venir. Des dates sont déjà fixées jusqu’à l’été (voir ci-dessous). «On pourrait envisager d’élargir le concept aux régions s’il y a de l’intérêt. En attendant, tout le monde est bienvenu partout», conclut Rebecca de Léon.

À vos agendas

Jeudi 3 avril    au CAB dès 17h00
Jeudi 15 mai   à Saint-François dès 17h30
Jeudi 12 juin   au CAB dès 17h00

Reprise fin août après la pause estivale.

Pour toute information, s’adresser à Rebecca de Léon (RLC - 212 13 28) ou logistique@bcv.ch

Témoignages

Maxime Kupper - Conseiller bancaire à l’agence de Pully

Les afterworks sont des moments que j’apprécie, un loisir qui arrive une fois par mois. Ils contrastent avec les échanges au travail, qui restent assez impersonnels. Ces apéritifs permettent de mettre des visages sur des noms, de faire connaissance dans une ambiance détendue et de mieux connaître ces collègues avec qui nous partageons une majeure partie de notre temps. Par leur simplicité et la bonne humeur omniprésente, les afterworks invitent à s’ouvrir et faire de nouvelles rencontres. Je suis allé la première fois par curiosité et ai tellement apprécié que je me rends désormais disponible pour ne pas les rater, quel qu’en soit le lieu. Au final, ce ne sont pas des soirées de travail, mais du temps entre amis, j’ai pu renforcer les liens avec certains collègues. Pour moi, c’est une manière très Smile de vivre la vie en entreprise.

Kevin Forestier - Responsable Zone Accueil à l’agence de Saint-François

Dans mon service, nous profitons des afterworks pour nous retrouver en équipe. En effet, nos horaires nous permettent rarement de nous rassembler pour un moment convivial. Or, ces apéritifs sont déjà planifiés, tout le monde connaît la date et le lieu à l’avance et, cerise sur le gâteau, nous n’avons rien à organiser. L’équipe de Rebecca de Léon se charge de tout, de l’accueil au catering, et insuffle vraiment une bonne ambiance. Au point que la soirée se prolonge parfois après le repas.

J’y vois aussi d’autres avantages: d’une part rassembler des personnes de divers sites et faire connaissance avec d’autres collaborateurs et collaboratrices; d’autre part, garder le lien et voir plus fréquemment des collègues avec qui on collabore, mais qu’on ne croise bien souvent qu’aux grandes séances annuelles que sont la soirée du personnel ou la RAI. Le cadre relax des afterworks me permet de renforcer les relations et d’élargir mon réseau interne, ce qui simplifie ensuite les échanges dans mes activités quotidiennes. En résumé, on peut dire que ces rendez-vous, c’est sympathique et ça crée des liens.

Amanda Carluccio - Collaboratrice Administration collaboration interbancaire

J’ai participé à plusieurs afterworks, aussi bien à Prilly qu’à Saint-François. Cela me permet de décompresser après une journée de travail et de sortir du cadre professionnel. Personnellement, je n’y vais jamais seule, mais avec quelques collègues proches. Ainsi, il y a toujours quelqu’un dans le groupe qui connaît d’autres collègues, ce qui facilite les contacts et permet de faire de nouvelles connaissances.

Lors de l’afterwork de novembre 2023, au cours d’un échange informel avec le stagiaire de Rebecca de Léon chargé de l’organisation, ce dernier demande si quelqu’un connaît un DJ pour animer musicalement les prochaines rencontres. Comme je mixe en privé pendant mon temps libre depuis quelques années, je me suis proposée en plaisantant, sans penser qu’il me prendrait au mot. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée, avec mes platines, à animer la rencontre de décembre pendant près de quatre heures. C’était ma toute première performance en public! J’ai présenté un style de musique différent de ce que je mixe habituellement et j’ai vraiment apprécié cette expérience. Les gens étaient un peu intrigués, mais je pense qu’ils ont apprécié, car j’ai eu de bons retours, déjà pendant la soirée. J’ai ainsi eu l’opportunité de discuter avec un collègue qui pratique le même loisir. Cette soirée a lancé le mouvement et, depuis, d’autres collègues sont venus mixer aux afterworks. C’est une expérience que je pourrais réitérer de temps en temps, mais pas régulièrement: j’ai aussi envie de profiter pleinement de ces moments de détente avec mes collègues.

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