Le passage d’un système «maison» vieux de plus de 20 ans à celui qui est entré en vigueur en novembre dernier ne se déroule pas sur le modèle «un pour un». Bien au contraire, puisqu’il s’agissait de saisir l’opportunité de mettre à jour l’ancienne recette, tant côté métier que côté informatique. ACTA produit des documents uniformes sur la base d’au moins quatre applications différentes, donc quatre flux d’informations différents (QASA – clientèle privée, FIRMA – PME, GPRH – personnel de la Banque, GPAS – affaires spéciales), explique Michael Poli.
«Nous nous sommes lancés dans le projet avec plusieurs exigences à respecter», rappelle Armand Hirt. Parmi les besoins de base à remplir figurait la nécessité d’assurer la pérennité du système. «Nous avons ainsi opté pour une solution du marché qui peut se mettre à jour», résume Armand Hirt.
Homogénéisation des contrats
Il s’agissait ensuite d’assurer la qualité de la variété des contrats utilisés dans la Banque tout en les homogénéisant. «L’application doit être capable d’éditer des contrats d’une grande richesse, doit savoir œuvrer avec une grande flexibilité», cadre Armand Hirt. Pour ce faire, «nous avons dû mettre à plat les processus, nous avons constaté que certains savoirs se perdaient», raconte Élodie Pache, spécialiste Actes Crédits à la DIGEC, qui a pu compter sur ses plus de 25 ans de BCV et les connaissances acquises. «Nous avons dû procéder à un gros travail de redocumentation», confirme Marie de Korsak, responsable de projet IT à la division Services (DISE), la cheville ouvrière IT du projet.