
Nadia Maamache
Conseillère à la clientèle, en formation à l’agence de Saint-François, raconte son aventure en Tanzanie.
«Je suis entrée à la BCV en mai 2024 et c’est lors des journées d’accueil qu’on nous a parlé de BCV Solidarité. J’ai directement postulé lors de l’appel à candidature, la même année. J’ai fait longtemps du bénévolat en France, auprès des «Restos du cœur» notamment, et de pouvoir m’investir pour défendre des projets humanitaires au sein même de l'entreprise où je travaille était une idée motivante. Je ne savais pas du tout ce qui m’attendait. L’analyse des dossiers selon certains critères, la défense des projets, cela a été très intéressant. Le projet d’école en Tanzanie m’a tout de suite parlé, car j’envisageais un projet au plus près de l’humain. Et quand nous avons reçu l’e-mail, près d’une année plus tard, nous proposant d’aller constater sur place le résultat de notre don et des travaux menés à Ilkandururo, je n’ai pas hésité. Je ne connaissais pas l’Afrique subsaharienne, tout comme je n’avais jamais assisté à l’inauguration d’une école.
C’était incroyable de voir les choses se concrétiser, du bureau où nous avons choisi l’association à soutenir aux pupitres scolaires où les enfants allaient étudier, et de rencontrer ces mêmes enfants. Ce sont des souvenirs qui n’ont pas de prix.
C’est aussi une réelle aventure, un voyage, mais pas des vacances: le rythme était très soutenu avec des vols de nuit, quatre jours sur les routes, avec des trajets de cinq heures en moyenne, dont plusieurs heures de piste… avec les fenêtres ouvertes. C’était assez drôle de nous voir couverts de poussière à l’arrivée.
Nous avons été très bien accueillis, et avons vécu certaines réalités locales, comme les coupures d’eau et d’électricité. Pour l’anecdote, le jour où j’ai voulu laisser ma lampe allumée le soir, pensant faire fuir un gros cafard, il y a eu une coupure de courant. Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup dormi ce soir-là. On en a beaucoup ri. Ce sont ces moments que l’on aime raconter et qui nous font surtout réaliser la chance qu’on a.
Ça a été une aventure mémorable sur tous les points et particulièrement la rencontre avec les Maasaïs. Lors de l’inauguration, il y avait plus de mille personnes; et trois voitures. Tout le monde était venu à pied, des enfants aux personnes âgées. C’est un peuple inspirant, qui vit connecté avec la nature qui l’entoure.
Ils vivent de ce qu’ils produisent et conservent un lien très fort avec leurs traditions. Les enfants sont calmes, curieux, très respectueux. Quand on les voit, on a envie d’être là pour eux. J’ai eu un contact privilégié avec les femmes maasaïs, l’une d’elle qui venait d’accoucher m’a même confié son bébé, chose rare puisqu’un nouveau-né n’est généralement pas montré avant un délai de trois mois.
Ce que font les employés de la BCV au travers de ce don est magnifique, car il est sans contrepartie. Pour nous, ce sont quelques journées à consacrer à choisir un projet; pour les enfants maasaïs, ce sont plusieurs années de scolarité assurées. Cela n’a pas de prix.»