D’ailleurs, elle s’est fortement nourrie de ses années d’enseignement dans son œuvre. Son activité plastique personnelle, elle l’a développée d’abord comme portraitiste en peignant de nombreuses femmes de son entourage. Puis, elle s’est intéressée à certains peintres paysagistes d’hier et d’aujourd’hui. Elle a développé un protocole qui vise à représenter le lac avec un point de vue identique. Il est vrai qu’elle habite à Cully, un endroit idéal pour une telle approche. Elle a pleinement relevé le défi de se lancer dans le paysage lacustre au 21e siècle. Sa cote a explosé ces dix dernières années. J’ajouterais, enfin, qu’elle a créé avec son compagnon, aujourd’hui décédé, Stefan Banz, la plus petite Kunsthalle, galerie d’art, du monde à Cully. Jetez-y un coup d’œil si vous vous promenez près de la place d’Armes, au bord du lac… C’est une preuve de son engagement, de sa très bonne connaissance de la scène artistique et de son rôle de passeuse.
En quoi est-elle représentative de la cuvée 2025-2026 des acquisitions de la collection d’art?
Les cinq œuvres finalistes représentent, chacune à sa manière, la scène artistique vaudoise, sa diversité, son dynamisme, sa complexité. Caroline Bachmann incarne parfaitement ce que c’est que peindre aujourd’hui: ce peut être reprendre un concept éprouvé et le remettre au goût du jour, l’imprégner de son expérience, de la société dans laquelle on vit, comme elle le fait avec les paysages.