3 questions à Philippe Zufferey, directeur du département Banque dépositaire
Comment la BCV se différencie-t-elle dans ce segment?
Nous bénéficions de l’expérience accumulée ces 20 dernières années et de l'expertise de nos équipes, qui gèrent une vaste palette de véhicules de placement. Nous avons une stratégie claire. En outre, nous avons mis en place un véritable écosystème, qui nous permet de proposer des conseils et des services à forte valeur ajoutée à notre clientèle.
Où voyez-vous les plus grandes opportunités à moyen terme?
Aujourd'hui, la propriété directe est devenue de plus en plus complexe à gérer, en raison notamment d’une pression financière qui augmente. Les gros propriétaires privés et certaines caisses de pensions cherchent de plus en plus à déléguer la gestion de cet immobilier à des professionnels. Pour les privés, on peut aussi ajouter toutes les difficultés rencontrées lors de la transmission d'un patrimoine immobilier détenu en direct. Si cet immobilier était titrisé, ces difficultés disparaîtraient. Sans oublier les avantages fiscaux. Bref, l'immobilier titrisé n'a pas fini de se développer en Suisse. D'autant plus qu'aujourd'hui, sur des actifs immobiliers totaux estimés entre CHF 2500 et 3000 milliards, l'immobilier détenu de manière indirecte représente peut-être CHF 120 ou 130 milliards. Il y a donc encore du potentiel.
Et les principaux risques?
La multiplication des réglementations et des décisions politiques peut empêcher notre industrie de travailler sereinement pour trouver un équilibre entre rendement, durabilité et équilibres sociaux. Les lourdeurs administratives ralentissent et donc renchérissent par ailleurs les projets immobiliers. Ceci peut pénaliser non seulement les investisseurs, les privés qui veulent construire, mais également les locataires.
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